Mademoiselle Parfumette, le nez qui a créé la 1ère signature olfactive pour les centres de contacts, les call-centers

Mélanie Leroux est ce que d’aucuns appellent un nez. Elle a créé le parfum de Patricia Kaas, participé à la mise en flacon de l’odeur de la ville de Nantes (Voyage à Nantes)… Elle a raconté son expérience client lors du dernier ECTFF à La Baule, le forum de référence sur l’expérience client, patient et visiteur. Une intervention particulièrement remarquée en 2021. Dans quelques jours, elle présentera avec Manuel Jacquinet, « X5 », la première signature olfactive créée pour ceux qui travaillent dans les centres de contacts et centres de services partagés. Bienvenue, NPS n°5, Seamless, quel sera le nom de cette fragrance destinée à marquer les visiteurs, candidats, qui se rendent dans les centres de contacts pour y travailler ou y être recrutés ? 

 

Mélanie Leroux

 

« Je travaille d’abord avec mon cœur, avec ma tête et après seulement avec mon nez, explique Mélanie Leroux, fondatrice de l’entreprise Mademoiselle Parfumette. Pour parler des parfumeurs, j’aime beaucoup le terme de compositeurs d’odeurs. Mon métier consiste à traduire en odeur des émotions, des ressentis, des ambiances… ».

Même si elle a toujours été attirée par les odeurs et les parfums, Mélanie Leroux ne se sentait pourtant pas prédestinée au métier de la parfumerie. Originaire de Normandie, elle a vécu son enfance dans l’univers passionné des chevaux dans lequel vivaient ses parents. C’est la lecture du roman Le parfum de Patrick Süskind qui a été le déclencheur de son envie de devenir parfumeur. Elle obtient une licence de chimie puis intègre l’école de parfumerie Isipca à Versailles.

« Des milliers de candidats, une quinzaine d’élus mais j’étais très motivée car à l’époque on devenait parfumeur de père en fils. N’étant pas du sérail, cette école était ma seule porte d’entrée », raconte-t-elle. Elle fait son alternance chez Floressence à Grasse, y est embauchée après ses études et, à la demande de l’entreprise, fonde un laboratoire à Paris.

« Je ne pense pas avoir de don, confie Mélanie Leroux. Une disposition, une envie, oui, c’est sûr. Ensuite, il y a beaucoup de travail. Depuis 25 ans, tous les jours, j’exerce ma mémoire olfactive. Si je désire connaître un environnement, je vais me concentrer et percevoir toutes les facettes olfactives de ce qui m’entoure. Plus jeune, toutes ces odeurs me tombaient dessus en même temps et ça, j’ai appris à le canaliser. Je me suis également habituée à me préserver. Quand par exemple je rentre dans le métro, je me mets dans une sorte de bulle, mon cerveau ferme quelque chose pour me protéger ».

 

En contact direct avec le client

En 2010, après 15 ans d’expériences, Mélanie choisit l’indépendance et crée à Colombes sa propre société : Mademoiselle Parfumette. « Cela m’a permis d’être en contact direct avec le client, de partager avec lui mes sensibilités, mes émotions », explique-t-elle.

Mélanie travaille alors pour des marques de parfums, des enseignes de cosmétiques… En 2012, elle crée même le parfum K de Patricia Kaas.

« Dans le monde, la palette d’odeurs est gigantesque car il existe plusieurs milliers de matières premières que l’on peut combiner de façon quasiment infinie, analyse la parfumeuse. Les limites, ce sont finalement les êtres humains qui se les fixent eux-mêmes car selon les pays, les époques, il existe des tendances, des modes. Sur certains projets, on a envie de proposer un produit novateur, mais comme toute invention, si on ne tombe pas au bon moment, on ne va pas plaire. Le développement d’un parfum s’effectue avec un nombre important d’échanges, de propositions, de soumissions, pour aboutir à ce que la marque désire lancer. Cela dure des mois, parfois des années. Mais on y arrive toujours ».

 

Signature olfactive dans les centres d’appels

Récemment, Mélanie s’est lancée dans la signature olfactive pour des hôtels, des restaurants, des espaces de co-working.

« Je m’adresse cette fois à des gens qui sont excellents dans leur domaine mais qui souvent, ne connaissent rien à mon métier, souligne Mélanie Leroux. Cela me permet de les accompagner, de les former. Je trouve cela particulièrement intéressant, j’aime beaucoup cette idée de transmission. Et puis cela ouvre des perspectives extraordinaires. Si par exemple on m’avait dit qu’un jour mon métier allait m’emmener à La Baule, suivre et participer à  des conférences sur les centres d’appels et les parcours clients ! Et finalement, avec les participants, nous allons créer un parfum d’ambiance pour agrémenter leur lieu de travail ! ».

 

Un parfum pour traduire Nantes

« Mon plus beau souvenir ? J’en ai eu beaucoup, sourit Mélanie. Le plus récent date de quelques mois. Dans le cadre de son évènement culturel annuel Le voyage à Nantes, la ville a lancé un projet original, atypique : créer le parfum qui la représente le mieux et qui séduise à la fois femmes et hommes. Pour cela, elle a sélectionné et rémunéré 3 parfumeurs concurrents. Ce qui a été formidable, je le souligne car c’est rare, c’est que nous avons eu carte blanche. A Nantes, ce qui m’a frappée, c’est cette nature dans la ville. J’ai appelé mon parfum Main dans la main, je voulais emmener les personnes, leur faire découvrir par des jeux de contraste et d’association de matière, l’alliance de l’urbain et du végétal ». 30 000 visiteurs ont voté, à l’aveugle, pour le parfum qui correspondait le mieux, selon eux, à la ville de Nantes. Celui de Mélanie est arrivée en seconde position, juste derrière le lauréat dont les odeurs se composent de magnolia, de pluie et de gâteau nantais…  Le produit du vainqueur sera commercialisé en fin d’année. Le créateur sera payé en royalties en fonction des ventes du parfum. « En cela aussi c’est novateur, se réjouit Mélanie. Le parfum a été considéré comme une œuvre d’art et le parfumeur va toucher des droits d’auteurs car il a été reconnu artiste. C’est une première ».

 

L’actualité de Mélanie, c’est dans les tous prochains jours, toujours à la Baule, le 28 Septembre, le lancement de la 1ère signature olfactive dédiée aux plate-formes téléphoniques, aux centres de service partagés. Après en avoir visité, s’y être immergé, notamment chez Comdata, à Gennevilliers, celle qui a été récemment adoubée et accueillie au sein de la société internationale des parfumeurs créateurs, présentera le fruit d’un travail d’un an, réalisé à la demande d’un autre passionné de création : l’éditeur du magazine En-Contact. Manuel Jacquinet. Le parfum X. Derrière ce nom de code, le mélange subtil d’essences qui rappelle et transporte dans la nature. « Abercrombie&Fitch, le Bristol, L’hôtel Coste ou le fabricant de mocassins Bobbies ont créé leur identité olfactive, pourquoi les milliers de plate-formes téléphoniques n’auraient-elles pas le leur ? » sourient les deux associés dans le projet.

 

Didier San Martin et la rédaction d’En-Contact.

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